Plus de dix à chaque oeil, le dos le plus musclé de tout le peloton, des cuisses bien taillées, voilà les atouts cachés de Francis Mourey. : Ludovic Failler
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Autorisation du 03.02.2005
Championnats de France à Pont-Château ce week-end. En route pour un troisième titre d'affilée,le coureur de la Française des Jeux se dévoile sous toutes ses coutures.
• La taille. « Avec mon mètre soixante-dix, j'ai plutôt la taille d'un cadet que d'un élite. À mes yeux, ce n'est pas un handicap. Je suis toujours parti du principe,
comme disait Coluche, qu'il suffisait que les deux pieds touchent par terre. On a beau me répéter que je suis avantagé avec un centre de gravité plus bas, un mec d'un 1,70m ou d'un 1,80m, pour
moi c'est pareil ! Bien sûr, la course à pied n'a jamais été le truc où je me suis senti le plus fort avec mes petites jambes. De même, les planches peuvent paraître hautes. Ces deux
handicaps, je les travaille à travers deux séances de course à pied par semaine. De même, sur mon circuit d'entraînement, je dispose de deux ateliers avec le vélo sur le
dos. »
• Le poids. « Je me pèse une fois par an, lors du renouvellement de ma licence ! Ça oscille entre 62 et 63 kg durant toute la saison. Pas mal de monde me dit que
j'ai fondu du visage. Personnellement, je n'ai pas l'impression d'avoir minci. Peut-être ma nouvelle coupe de cheveux ? »
• Les cuisses. « Je ne sais pas si c'est mon point fort, mais elles sont vraiment bien taillées. Dès mon plus jeune âge, elles ne sont jamais restées une journée sans rien
faire. J'ai de la force dans les muscles, grâce aux échafaudages que j'ai pu monter, au ciment que j'ai soulevé, sans oublier ces deux ou trois minutes où tu dois rester en appuis pour
travailler.
• Le dos. « Mon point fort vis-à-vis de mes adversaires se situe au niveau du bassin, grâce à mes quatre années de maçonnerie. Je dispose d'un dos vraiment très musclé,
notamment la partie basse. Ainsi dans les montées ou les terrains gras, je suis bien calé sur ma selle avec un assez gros développement. Dans le milieu du cyclo-cross, je dispose du plus gros
braquet, un plateau de 50. Je sais que je tourne moins vite les jambes mais j'ai la force de pouvoir l'amener. Les kinés m'ont toujours dit qu'il était rare de masser un dos aussi musclé dans
le vélo. Je l'entretiens quotidiennement, sans pour autant aller dans une salle de musculation. À la maison, j'accomplis toujours des travaux, je pousse la brouette pour ramasser du bois ou
nettoyer mon jardin... »
• Les bras. « On pourrait penser qu'ils ne travaillent pas beaucoup mais quand tu tires sur le guidon, si tu ne disposes pas de force, tu vas perdre au niveau du maintien
du corps, te trouver davantage déhancher et par conséquent gaspiller de l'énergie, t'user plus vite quand tu seras amené à porter le vélo. Personnellement, je peux le soulever à bout de bras
pendant une heure, il n'y a pas de problème. »
• Les épaules et le cou. « Elles sont assez solides vues toutes les bûches que j'ai prises ! Je touche du bois, elles n'ont jamais cassé. »
• L'ouïe. « Quand tu te retrouves à trois, quatre pour la gagne, tous les petits détails que tu peux entendre sur tes adversaires - la façon dont ils passent les vitesses,
dont ils respirent - peuvent te fournir des indications sur leur état de forme. Par exemple, s'il passe une vitesse un peu plus braque, deux dents au lieu d'une, on peut se dire qu'il commence
à être fatigué. De même s'il respire un peu plus fort. J'aime écouter ce qui se déroule autour de moi pour anticiper. »
• La vue. « Pareil que l'ouïe, importante. Il peut arriver de changer une, deux ou trois fois de trajectoire dans un virage sur une heure de course. La vue nous permet
toujours de disposer d'un coup d'avance et d'éviter la chute. J'ai plus de dix à chaque oeil ! C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai souvent mal aux yeux le soir. Je me concentre
trop pour regarder loin. »
Propos recueillis par Christophe DELACROIX.
• Samedi. 14 h : cadets (30' de course), 15 h : espoirs (50' de course). Dimanche. 11 h : juniors (40'), 13 h 30 :
dames (40'), 15 h 05 : élites (1 h). Le prix d'entrée est de 10 € pour les deux jours. Gratuit pour les moins de 16 ans.
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