
A l'orée des championnats de France, dans la Mecque de Pontchâteau, le champion de Normandie entretient le droit au rêve. Sans forfanterie, il annonce son intention de ne « pas faire de figuration » au départ de la course juniors. Le coureur de Cernay, près d'Orbec, ne lance pas des paroles en l'air.
Durant les fêtes de Noël, il a pu étalonner sa forme lors d'un stage regroupant les douze meilleurs juniors de l'hexagone. Résultat: c'est lui qui remporta la course marquant la fin du stage. « C'est sûr que ça met en confiance », reconnaît-il. Cet hiver, Jérémy Cornu a franchi un palier.
« Je loupais mes départs »
Techniquement d'abord. « L'an passé, je loupais régulièrement mes départs. Après, tu perds toutes tes chances car tu te retrouves trop mal placé ». Cornu est plus vigilant désormais. Physiquement, il s'est aussi aguerri en se frottant au gratin français mais aussi européen. Le 1er novembre, il n'a pas hésité à participer à la Koppenberg, un cyclo renommé en Belgique. « J'ai pris la 3e place, ça a boosté mon hiver ».
A la bagarre, Cornu a signé douze succès et s'est installé parmi les ténors de sa discipline, même s'il visait un peu mieux que sa 6e place au classement final du challenge national. Son seul vrai regret, c'est d'avoir échoué comme 1er remplaçant pour le championnat d'Europe, « mais personne n'est tombé malade le jour de la course », lâche l'Augeron.
A Pontchâteau, il pourrait trouver matière à consolation. A l'arrivée, des tickets pour le championnat du monde, prévu le 30 janvier aux Pays-Bas, seront distribués. « Je ne me mets pas de pression avec ça, certifie le pensionnaire du pôle espoirs de Caen, au lycée Laplace. Je songe déjà à réussir mon championnat de France. Mais s'il y a quelque chose en plus au bout, je prendrai... » L'appétit vient en mangeant, or Jérémy Cornu est gourmand.
Jean-Pascal ARIGASCI.




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