

SERVICE COURSE
Relations Presse
TEAM VELO BOURGES
06/63/58/13/33
Cliquables
BROUSSE Paul
www.cyclepoitevin.fr/

Arrivé au Vendée U en 2000,
Perrig Quemeneur est passé pro chez Bouygues Telecom, il y a un an. Le Finistérien installé à La Roche-sur-Yon, débute sa saison en Australie bien décidé à saisir les opportunités. Il fêtera ses
25 ans en avril à une période où il espère se mettre en évidence sur les classiques bretonnes. : Fabrice DelèneÇa ne me dérange pas. J'aime les courses, je suis content de partir, c'est sympa de voyager. Ce n'est pas dû à tout le monde de pouvoir aller au Japon, en Australie. Je suis content de reprendre la compétition, car les sensations commencent à arriver. Ça me servira pour savoir à long terme, si la coupure hivernale était trop courte. Après, en février, je suis prévu au Tour Méditerranéen, mais rien n'est arrêté. Avril sera un mois intéressant avec beaucoup de classiques bretonnes, le circuit de la Sarthe aussi. Si on fait le tour d'Italie, je serais dans l'équipe.
Quel regard portez-vous sur votre première saison ?
Je suis satisfait. J'ai bossé, j'étais là quand on m'a demandé d'être là. Il manque la cerise sur le gâteau, une super performance, mais c'est ce qui me donne envie d'attaquer cette deuxième année avec une grande motivation. Je ne suis pas bon dans un domaine en particulier, mais je suis moyen partout. Je reste attiré par les épreuves par étapes.
Vos directeurs sportifs vous ont fixé quels objectifs ?
On a peu parlé du programme pour l'instant, mais ils m'ont demandé de bien travailler et de commencer à cibler des courses ou des périodes. Les Coupes de France sont les plus accessibles, celles en Bretagne m'attirent, c'est chez moi (il est originaire de Plouescat). J'ai envie d'y faire quelque chose. La porte est ouverte. À moi de prouver que je peux faire autre chose que l'équipier. En arrivant au Vendée U, j'ai été formé à ce boulot. Et ce rôle m'a parfois empêché de gagner des courses. J'avais plus confiance en l'équipe qu'en moi. C'est un peu mon problème.
Comment acquérir cette confiance en soi ?
Ma première année m'a bien rassuré, avec 75 jours de course. Le vélo, ce n'est pas seulement un sport qu'on regarde à la télé. Quand on fait son boulot chez les pros on peut éprouver le même plaisir qu'en minimes et cadets, ça donne envie de continuer. Après, il faut saisir les opportunités. Le boulot c'est acquis et je pourrai toujours le faire, après faut bosser, être bien.
Vous avez des relais dans l'équipe Bouygues Telecom
Je m'entraîne beaucoup avec Giovanni Bernaudeau, Mathieu Claude et Thomas Voeckler. Thomas c'est un bon exemple. Il en a bavé au début, mais a bossé pour prouver qu'il avait sa place. Grâce à son caractère et son niveau, il a réussi à devenir quelqu'un, un nom. Avec eux, je perds moins de temps que si j'avais été seul.
Vous allez vous retrouver avec Armstrong, dans le peloton en Australie.
Je pourrais dire plus tard à mes enfants que j'ai couru avec lui...
Le retour des anciens, à l'image sulfureuse, vous inspire quoi ?
Je ne sais pas si c'est bénéfique pour l'image du vélo, mais le retour d'Arsmtrong va faire de l'audience. Son come back, c'est du business. Ce n'est pas évident quand on arrive chez les pros de s'exprimer. Il y a un schéma à suivre avant de pouvoir parler. En attendant, il faut se faire sa place. Armstrong, le vélo c'est facile pour lui, c'est la promenade, il a envie de quelque chose, il le fait.
Le dopage reste une réalité, des affaires éclatent chaque saison. Quelle est votre attitude face à cette réalité ?
J'ai 24 ans, depuis que je fais du vélo, je vois ça de loin, je n'ai jamais trop vu de cas chez les amateurs. J'arrive chez les pros, où il y a un sacré suivi, c'est bien surveillé. Les jeunes qui se lancent dedans ne peuvent pas le faire tout seul. La nouvelle génération est comme moi, j'espère, ça va aller en s'atténuant. Ce sont les anciens qui pourrissent le milieu. Depuis l'affaire Festina, nous sommes éduqués.
Il y a de l'espoir alors ?
Oui, je crois, on l'a vu la saison dernière. Le bon exemple, c'est Sébastien Turgot 3e de Paris-Tours. On peut difficilement faire mieux pour donner envie. Il faut qu'il y ait ce déclic collectif et être soudé. Il y a bon état d'esprit dans l'équipe et tout pour faire une bonne saison.
Recueilli par Vincent COTÉ.

Yannick Martinez (Creusot Cyclisme)
Photo de Fabrice Lambert, sportbreizh.com
Retrouvez en cliquant ici la fiche de Yannick Martinez.

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