
LUNDI. Entre Pontchâteau samedi et un BTS blanc (négociation relation client), la semaine du Brévinois s'annonce cruciale. Cet après-midi, 5 heures d'étude de cas l'attendent, la récupération physique des efforts consentis la veille à Sablé ne peut être programmée que le matin. « Je dois me lever tôt pour aller rouler au moins une heure. Je veux juste tourner les jambes pour éliminer les toxines. Froid ou pas, ça ne change rien, si on commence à scruter la météo, on change de sport. »
MARDI. Avec 4 heures d'économie/droit le matin, pas le temps de penser au vélo. Une grande sortie sur route de 3 heures est toutefois programmée l'après-midi. Thomas ne néglige rien et il doit penser à bien s'alimenter. « J'ai perdu 2 kilos depuis le début de la saison de cyclo-cross, mais je mange bien. » Pour lutter contre les déperditions de calories dues aux efforts répétés et au froid pas de secret particulier pourtant. « Une alimentation variée, basée principalement sur des fruits, légumes et sucres lents. On n'est pas très viande ni poisson à la maison de toute façon. »
MERCREDI. Le matin, français, l'après-midi une petite sortie de 1 h 30 à 2 h. Le cyclo-cross et la famille Lemaître, c'est une histoire d'amour, qui n'en finit pas. Plus facile pour Thomas qui est tombé dedans tout petit ? « C'est un avantage, car j'ai un oncle et un père qui me donnent des conseils que j'écoute bien sûr. L'été dernier, on était tous réunis en Ardèche et on a roulé pour préparer l'hiver. Ça me sert, c'est indéniable. Mais bon, à la maison, on ne parle pas que de ça et de toute façon je veux gérer ma préparation tout seul. Si ça marche, c'est pour moi. Si ça casse, c'est pour moi aussi. »
JEUDI. Révisions et repos total côté physique. L'occasion aussi de se détendre en oubliant un peu le vélo, c'est bon pour le moral. «C'est mon 4e ou 5e championnat de France et je connais mes adversaires. Je ne suis pas trop stressé et finalement ce BTS blanc tombe à pic, car je n'ai pas le temps de gamberger. Je vais me faire un peu de TV ou d'internet, et probablement du billard ou bowling avec des potes, rigoler quoi. »
VENDREDI. Après un oral d'anglais le matin, c'est le départ avec la sélection des Pays de la Loire, pour aller notamment reconnaître le circuit.
« On va prendre ou reprendre nos marques et se retrouver tous ensemble. C'est un moment important que j'aime bien car on se connaît tous et on s'apprécie. Le soir à l'hôtel, on va se marrer et décompresser, tranquillement, les jambes en l'air. »
SAMEDI. Le départ de l'épreuve espoir sera donné à 15 h. Il faut penser à la course et peaufiner les détails. « Je regarde le départ de la course d'avant pour voir comment est le terrain, le vent, etc. Je serai sur la 2e ligne, mais comme le départ à Pontchâteau est très long, il faut être bien placé, du bon côté. L'échauffement commencera à l'écart du circuit, mais il est indispensable d'aller dessus ensuite pour définir la pression et le choix des pneus... Après on croise les doigts. »




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