
En ce qui concerne le nombre de licenciés, les voyants sont au vert, avec une augmentation de 284 pour un total de 9 101. Le plus encourageant, c'est que cette hausse découle d'une évolution dans les catégories jeunes, y compris les juniors. D'ailleurs, cette progression est la plus forte sur le plan national. Le bilan sportif est également très bon avec la médaille olympique de Laëtitia Le Corguillé, les titres mondiaux de Johan Le Bon, par ailleurs champion d'Europe, comme Cyril Gautier, la victoire sur le Mondial de descente VTT d'Éric Delsouillier, les titres sur piste, Aude Biannic championne de France juniors route... Jamais la Bretagne n'a eu la possibilité d'offrir un tel palmarès.
En parlant du comité de Bretagne, justement, quelles sont les raisons qui vous poussent à solliciter un nouveau mandat de président ?
C'est l'aboutissement d'une réflexion en terme d'envie et surtout de motivation. Oui, la motivation est toujours intacte, mais encore faut-il avoir des projets. Si les clubs me font à nouveau confiance, avec mon équipe, nous devons mener à son terme le projet du vélodrome couvert. Autre objectif : en agissant dans les limites de la réglementation, nous ferons avancer un certain nombre de dossiers, comme la reconnaissance du statut du bénévole. Nous sommes tous des passionnés, il ne faudrait pas que les tracasseries administratives viennent tempérer, voire décourager les dirigeants.
Quels sont vos principaux projets pour la prochaine olympiade ?
Nous souhaiterions procéder à une modification des statuts relatifs à la gouvernance du comité, avec un mode électif sous forme de listes qui serait plus vivifiant, une meilleure représentativité des nouvelles disciplines, ouvrir les commissions à des non élus... Parmi les autres mesures essentielles, il faudrait établir un plan de communication à l'intention des mairies, des comités des fêtes, des organisateurs par le biais des comités départementaux et des clubs, pour mieux vendre nos courses.
Cela ne s'annonce pas facile dans le contexte actuel, avec les multiples affaires de dopage...
Un coureur cycliste doit être fier du sport qu'il pratique et ne pas baisser la tête. Il faut cesser de communiquer sur le dopage. Je préfère pour ma part me concentrer sur la base en insufflant un nouvel élan. À ce titre, je pense qu'en signant des conventions d'objectifs annuelles, nous serons encore plus à même d'aller de l'avant. Nous devons être de plus en plus réactifs. Nous avons beaucoup de moyens à notre disposition. Je pense en particulier à notre site internet, qui doit nous permettre d'évoluer, avec des inscriptions gratuites pour la vente de matériel, pour du covoiturage afin de limiter les frais de route pour se rendre sur les courses... Nous aurons un forum où nous pourrons, entre autres, discuter de l'utilisation des oreillettes. Cela me fait un peu sourire quand on entend que le gouvernement veut interdire le kit mains libres en voiture. Et nous, nous autorisons les oreillettes pour le vélo... Où est la sécurité ? Sans parler que le port de ces oreillettes est un un frein au développement du spectacle cycliste, en ce sens où nous assistons bien souvent à un scénario écrit d'avance.
En résumé, vous prônez plus que jamais l'ouverture...
C'est la seule solution pour progresser. Il faut aller au-devant de l'autre. Témoin de notre volonté d'opter pour cette philosophie, nous travaillons sur le projet d'un village mobile qui se déplacera dans les clubs, avec une piste BMX modulable, des home-trainers. Il est aussi très important que les licenciés participent davantage aux compétitions, en ayant des épreuves plus en rapport à leur niveau, à leurs disponibilités. Pourquoi maintenir le classement national, excepté pour le haut niveau, qui impose à nos licenciés de se ranger sous la bannière de telle ou telle catégorie ? Maintenant, il faudra être bien représenté à la FFC pour peser dans les différentes décisions.

Bienvenue sur
le site des résultats du cyclisme.



Derniers Commentaires