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Autorisation du 03.02.2005
VAUGRENARD RAFLE TOUT
L'étape et le maillot blanc : le rouleur de la « FDJ » a fait sauter la banque.
Benoît Vaugrenard a raflé la mise hier. Le jeune talent de la Française des Jeux a réalisé un grand numéro, probablement gagnant. Vaugrenard devrait décrocher le
jackpot dans le « chrono » décisif ce matin. L'ancien champion de France du contre-la-montre, vainqueur au sprint hier, est d'abord connu pour ses qualités de rouleur.
« Je vais quand
même assez vite. Tout le monde était bien mort sur la fin. »
La « montre en or » lui semble donc promise. Mais le nouveau chevalier blanc de ce TPC 2008 ne s'emballe pas.
« Dans cette étape piégeuse, je n'ai pas calculé, j'ai tapé dedans sans
calculer. A l'arrivée cela paye avec l'étape, la bonification (NDLR : 10'' pour le vainqueur)
et le maillot ce qui me permettra de partir en dernière position du contre-la-montre.
C'est un avantage. Mais il va falloir bien récupérer et se battre. On va voir. On ne sait jamais. Rien n'est gagné. Sur 20 bornes, il suffit d'un jour sans. Cela ne va pas être évident, cela
va se jouer à la pédale. Il y a Gasparotto qui marche très bien sur le chrono et beaucoup de candidats au succès qui restent dans la course. Comme Voeckler qui a les bonnes jambes ou un grand
spécialiste tel Boom. »
Même s'il n'est pas ressorti intact l'étape nerveuse et venteuse d'hier, le suspense demeure donc. Pour preuve, Christophe Moreau, le leader d'Agritubel et Lars Boom l'ancien vice champion du
monde espoir du chrono se retrouvent respectivement aux 75
e et 76
e places… À 43 petites secondes du leader. Les tourneurs de manivelles de Cofidis, Brard et Monier,
gardent du crédit avec 41 secondes de débours. Et Voeckler, explosif à au moment de poser une mine dans le final hier, n'a pas lâché son titre. Il pointe à 12''. Agritubel compte bien abattre
ses deux atouts : Ista (à 12'') et même Bergès (à 53'').
Cette troisième journée ensoleillée fut superbe. Avec encore une arrivée au sprint me direz-vous. Mais cette fois l'emballage de cette ébouriffante étape fut proprement emballant avec une
échappée royale. Quand Éole se mêle de l'explication des costauds, ça décoiffe. Voeckler, on l'a dit, a tenté sa chance, Engoulvent, qui a crevé, n'a pas eu la sienne. Fröhlinger a échoué de
quelques centimètres sur la ligne dans un coude à coude à vous couper le souffle avec Vaugrenard remportant le bras de fer d'une poignée de centièmes.
Loïc LEJAY
loic.lejay@nrco.fr.
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