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Cet après-midi, au départ de Cérilly, l’Espagnol Carlos Sastre disposera d’une avance de1’34 sur…
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AUTORISATION NRCO DU 03.02.2005
Qui, de Carlos Sastre, actuel maillot jaune, ou de Cadel Evans aura le dernier mot sur le Tour ? C'est le contre-la-montre de Saint-Amand-Montrond qui va en décider
aujourd'hui.
De l'un de nos envoyés spéciaux
Ce soir, le classement général du 95
e Tour de France aura un tout autre visage. Franck Schleck (CSC) ne sera plus deuxième. Pas plus que Bernhard Kohl
(Gerolsteiner) ne risque de figurer sur le podium final.
Et puisque Denis Menchov (Rabobank), pourtant rouleur patenté, est pour le moment pointé à 2'39 du leader, on peut légitimement réduire à deux le nombre de prétendants à la victoire sur les
Champs-Élysées, demain.
Le seul que nous n'ayons pas encore cité, c'est évidemment Cadel Evans (Silence-Lotto), l'Australien deuxième du Tour de France l'an passé derrière Contador et qui avait laissé filer la victoire
pour 23 petites secondes.
Ses qualités de rouleur lui donnent la faveur du pronostic. Mais tout un tas de paramètres entreront en ligne de compte, cet après-midi, sur les routes de l'Allier et du Cher.
A commencer par la météo qui avait joué un vilain tour à Jan Ullrich, du côté de Nantes, en 2003. L'Allemand avait lourdement chuté dans un rond-point noyé sous la pluie. On en annonce justement
tout au long de la journée sur les 53 kilomètres du parcours.
Il y a aussi ces trois semaines de course et la traversée des Alpes qui ont rendu un peloton complètement fané. Où même les CSC – à l'exception d'Andy Schleck – ont paru moins fringants.
Les ténors terminent l'épreuve dans un état de fatigue avancé, c'est indéniable. La récupération sera donc le facteur décisif. Et à ce compte-là, Carlos Sastre reprend la main. Parce que le
Madrilène est un homme de Grands Tours et que son numéro sur l'Alpe-d'Huez a démontré qu'il en avait encore un peu sous la semelle. Intox ? On le saura très vite.
Carlos Sastre :
“ Je suis prêt à souffrir ”
Le maillot jaune apparaît toutefois détendu :
« Je compte sur ma force et ma confiance, a raconté hier le protégé de Bjarne Riis.
J'ai attendu ce moment toute ma vie. La seule
différence avec les autres contre-la-montre, c'est que maintenant, j'ai le maillot jaune. Je sais que je vais souffrir du début à la fin. Mais je suis prêt. »
Pour s'en convaincre, l'Espagnol a emprunté aux anciens une méthode infaillible. Du moins le pense-t-il :
« Dans un contre-la-montre, le plus important, c'est de connaître le parcours, alors
j'irai le reconnaître demain matin (aujourd'hui)
. Et ce sera très important, pour moi, d'avoir les temps de passage de Fabian Cancellara qui est le meilleur spécialiste au monde. J'aurai
également l'avantage de connaître les temps de Menchov et Evans. »
Confiant, Carlos Sastre l'est donc. Du côté de Silence-Lotto, on affiche la même sérénité. Cadel Evans s'est montré beaucoup moins disert que son adversaire.
Roberto Damiani, directeur sportif, s'est donc chargé de relayer l'état d'esprit de l'Australien :
« C'est le jour de sa vie. Il va mener une guerre contre lui-même. »
En coulisses, Marc Fredericks, directeur marketing du Lotto belge en charge des invités de la formation belge, n'imagine rien d'autre que la victoire.
« On a reçu plus de 600 demandes
d'invitation pour la soirée de Silence-Lotto au Hard Rock Café des Champs-Élysées, dimanche. Nous, on se prépare au sacre ! » a-t-il expliqué.
Gageons qu'il n'ait pas surévalué le talent de Cadel Evans.
Nicolas TAVARÈS
Sans grosse difficulté
Il y a sept ans, le Tour de France était joué, archi-joué quand Armstrong déboula dans les rues de Saint-Amand, tout de jaune vêtu. L'extraterrestre américain s'était bien évidemment imposé,
avalant les 61 kilomètres séparant Montluçon de Saint-Amand en 1 h 14'.
Cette fois, c'est bien la victoire finale qui se jouera. Carlos Sastre et Cadel Evans auront un joli théâtre pour se départager entre Allier (30,5 km) et Cher (22,5 km). Dommage pour l'Espagnol,
le parcours vallonné n'est pas difficile. D'ailleurs, on passera d'une « altitude » de 310 m à 159 m. C'est dire… Il est en tous les cas bien moins dur que celui de 2001. Pas de juge de paix mais
des faux plats, nombreux, et une bosse après Charenton.
Ces 53 kilomètres ne sont pas non plus très techniques, avec assez peu de relances à négocier. Pas de piège donc, a priori. En revanche, plusieurs passages sont franchement exposés au vent.
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