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Marcus Burghardt, qui devance son compagnon d’échappée Carlos Barredo, a offert une cinquième victoire d’étape à l’équipe Columbia
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Autorisation nrco du 03.02.2005
La 18e étape du Tour de France s'est conclue sur une magnifique partie de poker menteur, hier après-midi, à Saint-Étienne.
De notre envoyé spécial à Saint-Étienne
Visiblement, Marcus Burghardt (Columbia) et Carlos Barredo (Quick Step) sont passés maîtres en la matière. Car si l'avance qu'ils comptaient sur une contre-attaque
constituée de Christophe Le Mével (Crédit Agricole), Mikel Astarloza (Euskaltel) et Romain Feillu (Agritubel) n'avait pas été aussi grande en arrivant à l'ombre de Geoffroy-Guichard, leur
histoire aurait tourné au ridicule.
Imaginez le duo lancé dans une séance de presque surplace à 2 km du but. Plusieurs fois, Barredo avait bien essayé de se débarrasser de son encombrant compagnon d'échappée. Un boulet qui l'avait
rejoint sur les pentes du col de Parmenie.
Mais on ne l'a fait pas à l'ancien vainqueur de Gand-Wevelgem. L'Espagnol de la Quick Step n'hésita pourtant pas à user de subterfuges. Quitte à en oublier une certaine éthique quand il tenta de
poignarder dans le dos son partenaire.
Alors que Burghardt était en train de refermer son maillot, Barredo posa une mine qui en aurait laissé plus d'un sur place. Mais ni une, ni deux, le géant (1,89 m) de Zschopau revint à hauteur de
pédalier du malin ibérique. Nul ne saura jamais ce qu'il lui glissa alors à l'oreille. Mais ça ne devait pas être très gentil car un peu plus loin, alors qu'il restait moins de sept kilomètres,
Carlos Barredo chercha à nouveau à filer à l'Anglaise. Ultime coup d'épée dans l'eau.
C'est que l'Allemand restait sur une mauvaise impression. L'an dernier, pour son premier Tour de France, il n'avait pas réussi à faire parler de lui. Ou plutôt si, mais dans la catégorie
cascade.
Alors sous le maillot de la T-Mobile, Burghardt avait croisé la route d'un labrador un peu trop curieux des choses du cyclisme. L'image de sa roue avant se brisant net sur l'arrière-train du
pauvre chien est restée dans les mémoires. Dans celle de Burghardt, surtout, qui entendait donc démontrer qu'il est capable d'autres exploits.
Barredo et Burghardt
ne se disent pas
des choses gentilles
L'emballage final fut une formalité pour lui.
« Je savais que Barredo allait essayer de partir avant le sprint. Moi, j'ai essayé une fois, mais après j'ai donné tout ce que j'avais. ça
ressemblait effectivement à de la piste, mais ça ne me posait aucun problème. Plus jeune, je m'entraînais beaucoup sur la piste… »
Quelques instants plus tard, Romain Feillu, pas au mieux dans la traversée des Alpes, venait se rappeler aux bons souvenirs de tous en coiffant Le Mével et Astarloza pour la troisième place. A
coup sûr, il faudra compter avec lui dimanche pour l'emballage final sur les Champs-Élysées.
A part ça, on a cru revivre de chaudes heures sur la route du Tour. Au cœur de l'affaire du moment : la douane. Elle s'est intéressée de très près aux affaires des CSC. En tout cas des frères
Schleck. La voiture de Johnny (Papa Schleck, pas l'autre) a été fouillée de fond en comble sans qu'il soit trouvé la moindre trace de produits illicites. Idem pour le véhicule d'un journaliste
luxembourgeois. On connaissait le ciblage de l'AFLD. La douane l'a adopté et s'est sans doute fait quelques amis du côté du Grand-Duché. La suite au prochain épisode.
Nicolas TAVARÈS
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