Agrandir
COPIE INTERDITE
Copyright © 2005-2008 Fotoreporter Sirotti Italia - Tutti i diritti riservati.
CYCLISME-Roltiss
Photos
Alejandro Valverde a pris l’eau dans les Pyrénées.
Agrandir
COPIE INTERDITE
Copyright © 2005-2008 Fotoreporter Sirotti Italia - Tutti i diritti riservati.
CYCLISME-Roltiss
Photos
Cadel Evans a montré son talent et sa détermination
Christian Vandevelde, une des révélations de cette semaine.
www.lanouvellerepublique.fr/
Autorisation nrco du 03.02.2005
La course va entrer dans sa seconde moitié. Les Pyrénées auront effectué un premier écrémage. Tour d'horizon des réussites, des déceptions et des révélations après dix
étapes.
De l'un de nos envoyés spéciaux
Personne n'a encore gagné le Tour de France, ni Evans, ni Schleck, ni Menchov. Mais certains l'ont sans doute perdu dans les Pyrénées, le week-end dernier. Il n'y a
d'ailleurs que Valverde pour croire à un renversement de situation dans les Alpes.
Ils sont à leur avantage : Évidemment, Cadel Evans. L'Australien de Silence-Lotto est pourtant revenu de très loin, lundi, lorsqu'il s'est emparé du maillot jaune de leader. Lui-même l'a
concédé :
«
En 26 heures, je suis passé du plus bas au plus du haut. »
La faute à cette chute entre Toulouse et Bagnères qui l'a laissé égratigné sur tout le côté gauche. Sans parler de sa clavicule qui l'a fait souffrir jusqu'à Hautacam. L'homme est en tout cas au
rendez-vous. Au même titre que Franck Schleck (2
e à 1'') qui a mis à profit les deux coups de force de son équipe – vendredi sur la route d'Aurillac puis à nouveau lundi sur les pentes
du Tourmalet. Le Luxembourgeois semble paré pour la grande bagarre. Mais pour la plupart des protagonistes de l'épreuve, c'est son équipier Carlos Sastre (6
e à 1'28) qui tiendrait la
corde à la CSC. Oscar Pereiro, vainqueur 2006 :
«
Il est là, ne lui manque que cette petite touche d'initiative. »
Du panache, c'est aussi ce qui manque à Denis Menchov (5
e à 57''). Le Russe de la Rabobank a pour lui de se révéler dans la dernière semaine des grands tours. Voilà pourquoi Cadel
Evans s'en méfie comme de la peste. Le leader en a d'ailleurs fait son principal adversaire...
Ils se sont révélés : Au premier rang de ceux que personne n'attendait à si bon compte, l'Américain Christian Vandevelde (Garmin-Chipotle, 3
e à 38''). Bon rouleur, il a contre
lui une noire malchance qui l'accompagne souvent et qui lui a nui dans un passé récent. Il fut le premier leader du Giro, au printemps, avant qu'une chute ne ruine ses espoirs. La grande
interrogation à son sujet, comme pour son équipe : les Alpes ne seront-elles pas insurmontables?
Même question pour l'Autrichien Bernhard Kohl (4
e à 46'') qui doit sans doute sa présence aux avant-postes au gros travail de l'armada Gerolsteiner. Autre révélation, l'Espagnol José
Cobo Acebo (Saunier Duval, 8
e à 2'10) que Leonardo Piepoli, vainqueur à Hautacam, a officiellement désigné comme son leader... En dépit de la vitalité de Ricco (9
e à
2'29).
Andy Schleck
encore
un peu vert
pour la Grande Boucle
Ils ont perdu pied : Si l'on devait retenir le nom du premier grand perdant du Tour, ce serait imanquablement celui de Valverde. L'Espagnol de la Caisse d'Epargne avait passé une bonne
première semaine. Le week-end en altitude lui aura été fatal, quoi qu'il en dise : «
On ne parlera pas de revanche dans les Alpes, mais je veux me retrouver. Il faut y croire car nous n'avons
passé que la première partie des étapes de montagne. »
Désormais 14
e (à 4'41), Valverde estime que les cinq minutes perdues sur Schleck et les 4'30 déboursées à Evans ne seront finalement pas grand-chose une fois le menu alpestre avalé. A
Voir. Passé à la trappe, également, Kim Kirchen (Columbia, 7
e à 1'56). L'ancien maillot jaune aurait, dit-on, consenti à revoir ses objectifs et se concentrerait désormais sur le
classement par points. Au rang des déceptions, encore, celui dont nous sommes certains qu'il gagnera un jour le Tour de France : le Tchèque Roman Kreuziger (Liquigas, 21
e à 7'). Lui a
sombré dans Hautacam, terminant quelques instants avant Andy Schleck (22
e à 8'34), finalement encore un peu vert pour la Grande boucle. A la différence du blondissime Cunego (Lampre,
16
e à 5'37) qui n'a toujours pas été en mesure de répondre aux attentes des suiveurs transalpins. Comme quoi s'improviser chantre de l'anti-dopage ne laisse que peu de temps pour se
consacrer à la course. Aujourd'hui, retour sur la route avec une traversée de l'Ariège piégeuse à souhait.
Nicolas TAVARÈS
Derniers Commentaires